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Devoir maison.<o:p></o:p>
F5072 lHistoire de lorthographe et des graphies.<o:p></o:p>
Gabriella Parussa.<o:p></o:p>
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Consigne :<o:p></o:p>
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Présentez une analyse des graphies du 15ème siècle, daprès un texte court en vers, ainsi quune comparaison entre lorthographe de deux copies différente de ce même texte.<o:p></o:p>
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Voici une
petite présentation du texte que vous devez analyser :
Il s'agit du Dit de Poissy, de Christine de Pizan, composé probablement peu
après avril 1400. <o:p></o:p>
Ce texte
nous est parvenu dans de nombreux manuscrits, mais vous avez à votre
disposition deux exemples : le manuscrit de la Bibliothèque nationale de France fr. 835 (composé du vivant de
l'auteure, à Paris) et le manuscrit conservé à la British Library, ms. Harley 4431, (composé vers 1414, aussi du
vivant de Christine, toujours dans un atelier parisien).
Les deux photos que je vous envoie, en pièces jointes cf. annexes),
reproduisent l'une l'enluminure qui précède le texte et l'autre une page du
manuscrit Harley, c'est juste pour que vous puissiez vous familiariser avec
l'écriture de cette époque et admirer l'enluminure. Le texte a déjà été
transcrit par moi sur les feuilles que je vous ai distribuées.
J'attends une présentation écrite (peut-être aussi orale) de quelques pages sur
les graphies au XVe siècle, d'abord dans chaque manuscrit, ensuite sur la
comparaison des deux systèmes graphiques qui sont contemporains. Vous pouvez
aussi, éventuellement, comparer avec l'orthographe moderne.<o:p></o:p>
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Introduction : <o:p></o:p>
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Ces deux textes présentent à la fois de nombreuses ressemblances et de nombreuses différences. <o:p></o:p>
Nous commencerons donc par étudier les spécificités du premier texte, celui de la BnF, puis nous étudierons les spécificités du second, celui de la British Library. <o:p></o:p>
Ensuite, nous ferons une comparaison entre les deux textes puis une comparaison entre les graphies du XVème et les graphies modernes. <o:p></o:p>
En annexe, jai mis un alphabet API qui ma servit de modèle, les deux retranscriptions, et les images du manuscrit original de Harley.<o:p></o:p>
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I) Présentation des graphies du XVème siècle sur le manuscrit de Paris, BnF fr. 835. <o:p></o:p>
(On parlera du manuscrit ou du copiste 1)<o:p></o:p>
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On peut supposer que cétait la marque du pluriel en usage à cette époque. <o:p></o:p>
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Les vers riment par quatrains. De cette constatation, on peut donc aussi noter : les vers 34, 35, 36 et 37 doivent se prononcer de la même manière que les vers cités précédemment : « ioye », « uoye », « estoie », et « menoie ».<o:p></o:p>
Ainsi la graphie du son [wa] peut se faire de deux façons : -oi ou oy.<o:p></o:p>
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Le son [] a la graphie eu dans le terme « mieult » (vers 53) ; <o:p></o:p>
Le son [u] a la graphie quon lui connait ou de nombreuses fois : vers 35 « Nous », vers 40 « Doulces », etc. <o:p></o:p>
Mais dans le terme « cuers » le son [] a la graphie ue.<o:p></o:p>
Et enfin dans les vers 73 et 75, où lon peut lire alternativement « Fleurs » et « flours ». Au vers 79, on a de nouveau « flour ». <o:p></o:p>
Donc le son [] peut se noter eu ou ou tout en sachant que le son [u] sécrit aussi ou.<o:p></o:p>
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II) Présentation des graphies du XVème siècle sur le manuscrit de Londres, la British Library, ms. Harley 4431 (On parlera du manuscrit ou du copiste 2)<o:p></o:p>
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On note que laccent marque la différence entre par exemple le déterminant défini féminin la (cf. le vers 87 où on lit « Ainsi adont fu la terre flourie ») et ladverbe de lieu là.<o:p></o:p>
Ce copiste aussi marque une différence entre les accents graves et les accents aigus.<o:p></o:p>
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On lit par exemple dans le vers 1 « sire », le vers 66 « Qui resplandir », le vers 52 « Si halt si bien que souuent tous li lieux », etc.<o:p></o:p>
Mais on voit aussi le vers 81 « amye » (qui doit rimer avec les vers précédents « mie » et « blesmie ») et dans le vers 95 « par my ».<o:p></o:p>
Dans les deux cas, on note le son [i].<o:p></o:p>
On remarque pourtant que le plus souvent, le y sert dans la transcription des sons complexes tels que :<o:p></o:p>
[e] dans le vers 27 « apprestay » et le vers 46 « taysant ».<o:p></o:p>
[j] dans le vers 30 « delayer », le vers 31 « escuyer » et le vers 32 « conuoyer ».<o:p></o:p>
[wa] dans le vers 55 « soy » et le vers 96 « oysillins ».<o:p></o:p>
Ou bien encore la même lettre permet de transcrire deux sons différents dans le même mot : ainsi on a dans le vers 20 « abbaye » où le y fait dabord le son [e] puis [i] : [a-b-e-i] ; et dans le vers 21 « royal » où le y fait dabord le son [wa] puis [j] : [rwa-ja-l].<o:p></o:p>
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Parfois, il utilise un s comme dans le français moderne : dans le vers 40 « Doulces plaisans gracieuses et belles », dans le vers 75 « herbes » ou dans le vers 77 « iaunes ». <o:p></o:p>
Soit il utilise un z, là où le français moderne utilise maintenant un s : dans le vers 39 « gentilz », dans le vers 75 « quilz » ou dans le vers 98 « rossignolz ».<o:p></o:p>
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III) comparaison des deux systèmes graphiques dans la version contemporains.<o:p></o:p>
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On remarque que le deuxième texte comporte quelques différences au niveau des termes utilisés.<o:p></o:p>
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· On note que chez le copiste 1, on peut trouver la graphie es à la fin de certains termes, comme par exemple dans le vers 1 « uueilliez » ; le vers 6 « orrez » ; le vers 71 « prez » ou le vers 82 « chappellez ». Or dans la version du second copiste, on trouvera respectivement : « Uueillies » « orrés », « pres » et « cheppellés ».<o:p></o:p>
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Au vers 60, on a ainsi : « floretes » et « flourettes » ; au vers 61 « soleil et « souleil » ; au vers 97 « oïr » et « ouyr ».<o:p></o:p>
On peut supposer quil y avait une différence de prononciation entre les deux copistes, le second utilisant plus fréquemment le son [u]. <o:p></o:p>
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Dans les deux textes, on lit au vers 65 « le ciel ot donnée » et au vers 71 « nature ot fait semer ». Lauxiliaire semble être remplacé par le mot « ot ». <o:p></o:p>
De plus, dans le manuscrit 1 le copiste omet de mettre un accent sur le « a » alors que ce nest pas lauxiliaire avoir : au vers 75 « qui a la terre » alors que le second copiste, lui, met laccent : « qui à la terre ».<o:p></o:p>
Or au vers 94, les deux copistes omettent laccent, alors que le français moderne en aurait mit un : « et a haulx sons ».<o:p></o:p>
Et dans le manuscrit 2, on note le rajout dun accent sur le verbe avoir vers 34 « Lors à grant ioye » alors que le manuscrit 1 nen met toujours pas « Lors a grant ioye ».<o:p></o:p>
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IV) comparaison avec lorthographe moderne. <o:p></o:p>
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On note que cest dans le second manuscrit quon retrouve le plus de mots orthographiés de la même façon quaujourdhui. Pourtant, les deux textes ont été copié quasiment à la même époque. <o:p></o:p>
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Soit à cette époque, les deux étaient difficiles à différencier, et les deux auteurs ont mal copié. <o:p></o:p>
Soit on utilisait au choix lune ou lautre graphie. Cependant on ne remarque ce changement que deux fois, ce qui montre tout de même que le choix devait être limité. <o:p></o:p>
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Ils écrivent au vers 53 « ainsi qui mieulx mieulx » alors quaujourdhui, il faut mettre « à qui mieux mieux ». <o:p></o:p>